N.B. C’est à la lueur du “malaise” que certains ont eu avec la présence de Sir Paul à Québec que j’ai pensé à ce texte…


André Pratte, columniste à La Presse et Joseph Facal, ex-député péquiste ont tous deux développé une confrontation des plus civilisé. Ils ont décidé de rendre le tout public dans un livre intitulé « Qui a raison ? Lettres sur l’avenir du Québec ».
Pour avoir déjà parlé constitution avec des gens d’allégeances politiques différentes à la mienne (ou plutôt aux miennes car il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée) rarement la discussion ne s’est pas terminé par un « Espèce d’entêté » ou « Fasciste » quand ce n’était tout simplement pas un « Ah pi va donc te faire voir !!! »
Ce que je trouve rafraichissant entre messieurs Pratte et Facal c’est justement que la discussion entre les deux hommes amène enfin quelque chose de constructif dans le débat. D’un côté comme de l’autre, on arrive à reconnaître certaines erreurs commises dans les deux clans. André Pratte ne se cache pas d’avoir voté « oui » en 1980 et 1995. Il a cheminé et ne trouve plus de raison pour appuyer un Québec souverain. Du côté de Joseph Facal, quoiqu’il semble avoir toujours été souverainiste, il n’est pas nécessairement d’accord avec la main mise du Parti Québécois sur la cause.
C’est sans doute pour cette raison que moi aussi j’ai mis l’indépendance en veilleuse, justement parce que selon-moi, les indépendantistes ne sont pas tous péquistes…et vice versa. Oui, je suis d’accord que le résultat de 1995 fut…altéré par le clan fédéraliste. J’irais même jusqu’à dire que le discours de Jacques Parizeau était juste…Sauf que c’était en 1995. Aujourd’hui, c’est une autre histoire. L’héritage politique des 10 dernières années est loin d’être un point de départ suffisant à mon avis pour un nouveau pays.
Dommage que des hommes comme André Pratte et Joseph Facal n’ont pas été là plus tôt. Leur ouverture d’esprit aurait sans doute fait avancer les choses d’un côté comme de l’autre. Dans le contexte politique actuel, l’harmonie entre ces deux hommes est louable. Sans vouloir dire qui des deux a raison, leur approche harmonieuse de l’épineux dossier constitutionnel pourrait au moins nous sortir ne notre immobilisme qui empêche le Québec d’avancer…
Richard…