
Pour ce faire de la publicité gratuite peut-être, un peintre inconnu casse du sucre sur le dos de Paul McCartney (photo) à Québec ce dimanche…
Si, malgré toutes les embûches rencontrées depuis le début de ses Fêtes du 400ème anniversaire de la ville de Québec, il y a un événement ou plus précisément une action prise par l’organisation du 400ème qui se doit d’être souligné, c’est bien la venue de Sir Paul McCartney sur les Plaines d’Abraham le 20 juillet prochain. Parmi toutes les villes du monde qui ont sans doute fait des pieds et des mains pour recevoir l’ex « Fab Four », seulement trois auront droit à sa venue. McCartney lui-même aurait choisi la Vieille Capitale justement pour le caractère spécial et historique de la fête. De quoi se réjouir n’est-ce pas?
Donc, croyez-le ou non, il semble que certaines « Ceintures Fléchées Rétrogrades » ressentent un certain malaise face à la présence de l’ex-Beatles à Québec. Qu’un artiste peintre, déchire sa chemise et fasse parvenir une lettre ouverte aux médias qui déplore la « canadiennisation » du 400ème est une chose, mais que le député péquiste de Borduas, Pierre Curzi, tombe dans le panneau de la jalousie et de l’aveuglement souverainiste en affirmant que la présence de McCartney « …est la goutte qui fait déborder le vase… » est une autre preuve que nos souverainistes sont à des années lumières de la réalité d’aujourd’hui.
Faire déborder le vase de quoi bordel? Oui, Québec est le berceau de la civilisation française en Amérique du Nord qui, historiquement, fut physiquement conquise par les Anglais sur les Plaines. Pourtant aujourd’hui la ville « conquise » est beaucoup plus francophone que Montréal…Conquise oui. Assimilée non. Donc, si nous voulons vraiment donner une tournure politique à la présence de McCartney sur les Plaines dimanche prochain, il serait peut-être plus juste de parler de la présence d’un descendant britannique qui vient saluer un peuple qui a su conserver sa langue, malgré l’occupation. De plus, le simple fait que Sir Paul suit des cours accélérés de français pour ce seul concert, ne pourrait-il pas être interprété comme un certain signe de respect entre les conquérants et les conquis?
Dans le concret, il n’y a qu’un fait réel. Québec à réussi où tous les promoteurs montréalais ont échoué. Oui, les Fêtes du 400ème ont fait la différence dans le cas de McCartney comme dans le cas de Céline Dion. Alors, pourquoi chercher la paille dans l’œil du voisin, alors que le nôtre est obstrué par un immense bloc de jalousie…
Alors à tous ceux et celles qui utilisent le fait français comme instrument politique et non comme mode de vie et de culture, je leur demande de jeter un regard sur leur île et voir où elle en est rendue en matière de langue française, avant de faire la leçon aux autres. L’idée que McCartney vienne à Québec pour porter « le flambeau » d’un événement qui célèbre les 400 ans de la présence francophone en Amérique est, selon-moi, qu’une pure invention de souverainistes frustrés qui veulent construire un pays avec les débris de celui qu’ils veulent détruire… Si c’est de cette manière que mon futur pays sera construit, moi, je débarque ici.
Vous voulez vraiment voir un signe dans la présence de Paul McCartney à Québec? Je vais vous en donner un. C’est celui que, malgré la défaite, la ville de Québec s’est fièrement relevée pour devenir la seule porte d’entrée fièrement francophone en Amérique du Nord… Et ça prend la visite d’un Anglais pour s’en rendre compte…
Richard…