Le gouvernement a commandé une enquête estimée sans précédent. Les quatre grandes agences de transport devront élaborer d’ici la mi-août des scénarios d’augmentation de l’offre de service, scénario qui pourraient être implantés dès septembre. Ce plan vise à convaincre plus de gens à laisser leur voiture à la maison et utiliser le transport en commun pour leurs déplacements.
Dans le mode panique, j’ai rarement vu mieux au Québec. On fait porter l’urgence de la situation sur la hausse du prix de l’essence, alors que la vraie menace est l’exode de montréalais vers la banlieue. Vous allez me dire que ce mouvement ne date pas d’hier et vous avez raison. Alors pourquoi cette urgence aujourd’hui ? Parce qu’il n’y a pas que les individus qui quittent la métropole, mais les PME également se poussent de l’Île de Montréal.
En effet, avec des PME de plus en plus préoccupées par le bien-être de ses employés, qui eux, sont de plus en plus spécialisés, les entreprises n’ont plus le choix d’offrir des horaires variables pour « accommoder » sa main d’œuvre. De plus, plusieurs villes en périphéries de Montréal commencent à pencher vers le modèle de la région de Québec, qui elle, voit son économie être de moins en moins dépendante de la fonction publique grâce à sa diversité et des infrastructures de transports adéquates.
Je trouve curieux que les seules sociétés de transport qui sont impliquées dans ce plan d’urgence soient l’AMT( l’Agence Métropolitaine de Transport), la STM (la Société de Transport de Montréal), la STRSM (la Société de Transport de la Rive Sud de Montréal) et la STL (la Société de Transport de Laval)… Comme si la hausse du prix du baril de pétrole n’affecterait pas le Saguenay Lac St-Jean, Québec, Trois-Rivières, Gaspé, Sherbrooke et les autres régions du Québec.
Si le gouvernement du Québec, qui a manqué de vision depuis plus de 30 ans en matière de transport en tous genres, veut vraiment agir de façon logique pour le bien de toute la province, il se doit de faire tout en son pouvoir pour forcer le gouvernement fédéral à intervenir dans le dossier du transport ferroviaire car c’est l’avenir du transport collectif au Québec.
On le voit très bien depuis longtemps, le train est plus que populaire. Il n’en tenait qu’au Canadien National de céder sur son statut prioritaire d’utilisateur ferroviaire et le gouvernement du Québec avait le pouvoir d’intervenir pour faire avancer le dossier…Mais il ne l’a pas fait…
En septembre prochain, on ne verra pas plus d’autobus et au mieux, la fréquence de passage du métro de Montréal sera légèrement supérieure. Mais pour le reste, on regardera le train passer pour le regretter encore dans dix ou quinze ans…
Richard…


